Le Provençal – Dimanche 17 Mai 1987 – n° 15272

« Deux jeunes stylistes inspirés »

 

Séduisants, jeunes et déterminés, deux nouveaux stylistes provençaux viennent de présenter chacun leur première collection. Pour Patrick Murru , qui a déjà fait ses preuves depuis trois ans, c’était à Paris, et hier, à Marseille, à la nuit Bleue de la vieille Charité. Pour Michel BONZI , encore inconnu, c’était à Château-Arnoux.

Ils ont du talent, de la personnalité, le , le même goût pour les textures modernes. Ils évitent ainsi les coutures d’aisance, et créent une autre architecture du vêtement, qui gagne en tenue, en « plombant », en relief, en ampleur, en confort enfin. Le « strech », à travers de nouvelles formes, amples ou moulantes devient dans la mode, et au-delà de la mode, non plus une matière d’avant-garde, mais une matière d’urgence des plus brillantes.

. Patrick Murru : 91.55.58.08

. Michel Bonzi : 92.64.44.74 et 92.64.38.77

 

                                    MICHEL  BONZI

«  L’heure exquise du passé retrouvé »

Dans son petit atelier de Château-Arnoux-Saint-Auban, Michel Bonzi aimerait également qu’on lui passe des ordres. Sa ligne de visée : le panorama que l’on aperçoit par la fenêtre, toute la vallée de la Durance et bien au-delà. Il a fait un pari insensé : présenter un nom « Persiste et Signe » et une collection, robe de mariée inattendue à l’appui. Son jardin secret, une élégance digne du «  Bal du comte d’Orgel » ou de Gatsby-le-Magnifique. Robes de vamp, en strech, avec nœud immense ou écharpe à la Isadora Duncan, collerette de tulle ou volants de mousseline. Spencers et robes bustier en shantung de soie. Combinaisons mixtes amusantes avec effet blouson. Pour hommes, vestes coloniales en queue de pie, sarrouels bien étudiés, montés sur plis. Ensemble d’été avec manteau, en viscose bleue. Costumes en coton damassé. Des prototypes qui ont une belle finition. Beaucoup d’imagination.

 

        B.V

 

Marie France – Juillet 1989

LA MODE DANS TOUS SES ETATS

La mode défilait en grandes pompes le 22 juin dernier aux Réganeous à l’occasion de la remise des trophées de la mode Marie-France. Au programme, quatre jeunes créateurs bourrés de talent et d’originalité : Anne Guizard, la nîmoise, Gilles et Eric Vidal, et Michel Bonzi, tous trois à Marseille.

Michel Bonzi, de « Persiste et Signe » adore les femmes ! Il nous veut sublimes, tout simplement et s’ingénie à mettre le corps féminin en valeur : « J’aime que l’on retienne sa respiration lorsqu’une femme apparaît, que l’on ne puisse plus détacher son regard d’elle ». Des modèles très percutants et très personnels que l’on ne risque pas d’oublier !

Marianne KOTTENHOFF

Le Provençal – samedi 10 Mars 1990 N° 19298

« Des fourreaux longilignes qui évoquent les stars des années 30 »

Michel Bonzi – Persiste et signe

Michel Bonzi rêvait de faire les Beaux-Arts. Comme il habitait (et habite encore) un coin perdu prés de Sisteron, il a du se faire une croix sur cette filière et s’est retrouvé . . . comptable ! N’empêche, se sentant styliste dans l’âme, il a lancé sa griffe « Persiste et signe », il y a quatre ans. Jusqu’à présent, il a diffusé essentiellement par relation. « La seule chose qui me tente est le haut de gamme et c’est un réel problème pour démarrer », explique t-il.  « Je conçois quelques tailleurs évidemment mais je préfère créer des robes du soir, des fourreaux, dans des matières nobles. Mes soieries viennent de Lyon. J’aime avant tout sublimer la femme ». Il le prouve en présentant notamment des fourreaux longilignes qui évoquent les stars des années 30. Michel Bonzi travaille quatorze heures par jour, huit heures comme comptable, pour assurer le quotidien, et six autres heures dans son atelier de styliste. Pour réaliser un rêve, la réalité est parfois dure.

J.B

Boutiques International  :  Juillet 1997  n°931

BOUTIQUES INTERNATIONAL  :  Juillet 1997  n°931

 

« Le créateur marseillais Michel Bonzi a fait du sur-mesure le signe distinctif de son entreprise  »

Toujours sur Marseille, le créateur Michel Bonzi, un autodidacte venu à la mode en 1986, s’est totalement spécialisé dans le sur-mesure féminin. « je crée un certain nombre de prototypes que je réadapte ensuite à la cliente. Mais pas question de reprendre un modèle d’après un dessin ou une photo que celle-ci pourrait me montrer ».

Sur une moyenne de deux essayages, une robe de mariée coûte entre 7 000 et 15 000 francs et une robe du soir entre 5 000 et 15 000 francs.  « je ne lésine en aucun cas sur les matières qui sont souvent de qualité comparables à celles utilisées en haute couture, et je réserve à ma clientèle un accueil et un service de même niveau que les maisons de l’avenue Montaigne à Paris ».