Le Provençal – samedi 10 Mars 1990 N° 19298

« Des fourreaux longilignes qui évoquent les stars des années 30 »

Michel Bonzi – Persiste et signe

Michel Bonzi rêvait de faire les Beaux-Arts. Comme il habitait (et habite encore) un coin perdu prés de Sisteron, il a du se faire une croix sur cette filière et s’est retrouvé . . . comptable ! N’empêche, se sentant styliste dans l’âme, il a lancé sa griffe « Persiste et signe », il y a quatre ans. Jusqu’à présent, il a diffusé essentiellement par relation. « La seule chose qui me tente est le haut de gamme et c’est un réel problème pour démarrer », explique t-il.  « Je conçois quelques tailleurs évidemment mais je préfère créer des robes du soir, des fourreaux, dans des matières nobles. Mes soieries viennent de Lyon. J’aime avant tout sublimer la femme ». Il le prouve en présentant notamment des fourreaux longilignes qui évoquent les stars des années 30. Michel Bonzi travaille quatorze heures par jour, huit heures comme comptable, pour assurer le quotidien, et six autres heures dans son atelier de styliste. Pour réaliser un rêve, la réalité est parfois dure.

J.B

Boutiques International  :  Juillet 1997  n°931

BOUTIQUES INTERNATIONAL  :  Juillet 1997  n°931

 

« Le créateur marseillais Michel Bonzi a fait du sur-mesure le signe distinctif de son entreprise  »

Toujours sur Marseille, le créateur Michel Bonzi, un autodidacte venu à la mode en 1986, s’est totalement spécialisé dans le sur-mesure féminin. « je crée un certain nombre de prototypes que je réadapte ensuite à la cliente. Mais pas question de reprendre un modèle d’après un dessin ou une photo que celle-ci pourrait me montrer ».

Sur une moyenne de deux essayages, une robe de mariée coûte entre 7 000 et 15 000 francs et une robe du soir entre 5 000 et 15 000 francs.  « je ne lésine en aucun cas sur les matières qui sont souvent de qualité comparables à celles utilisées en haute couture, et je réserve à ma clientèle un accueil et un service de même niveau que les maisons de l’avenue Montaigne à Paris ».