Journal du textile – 9 mars1998 N°1530

Ils viennent de France et d’Europe

Les nouveaux talents veulent se faire un nom

Quelle que soit leur origine, de France d’Europe ou d’ailleurs, c’est à Paris généralement qu’ils viennent tenter leur chance. Pour se faire un nom, une réputation, accrocher l’œil d’un acheteur ou d’un éventuel employeur. C’est dire que cette étape parisienne, dans leur carrière encore courte revêt une grande importance. Alors que les défilés et les multiples show-rooms s’apprêtent à accueillir leur lot habituel de talents prometteurs, voici quelques portraits de nouveaux venues.

MICHEL BONZI : Des robes baroques sur-mesure

MICHEL BONZI n’a pas choisi la facilité en se lançant sur le créneau des robes du soir et robes de mariée, façon haute couture. Mais, il fait « ce dont il avait envie ». Ce touche à tout au parcours atypique sait ce que cela signifie. Après un diplôme de chimiste, puis de comptable, il travaille pendant vingt ans dans l’industrie, convaincu pourtant que ce n’est pas sa voie. Parallèlement, il dessine quelques vêtements, qu’il fait réaliser par sa mère « bonne couturière amateur ». Jusqu’au jour où une amie lui conseille de lancer sa griffe.

Il mène alors, pendant dix ans, ses différentes activités professionnelles de front avant d’ouvrir, l’an dernier, sa boutique, tout prés de l’Opéra de Marseille. Un lieu qui lui va bien. Ses créations, baroques ou épurées, sont souvent fastueuses. Toujours féminines et originales. Elles peuvent êtres pleines d’humour comme cette robe de mariée dont le haut est transparent, les seins étant cachés par une étoile de mer brodée, ou encore cet ensemble redingote qui cache un gilet dos nu. Le style va de la sobre robe noire année 40 à la mariée danseuse dans un esprit Degas, ou encore en falbalas avec une jupe en plumes de tulle.

Michel Bonzi aime les belles matières. Et il entend, à trente sept ans, travailler « sans contraintes », quitte à utiliser les tissus les plus chers : organza de soie, satin de soie double face, broché, guipure de dentelle, dentelle rebrodée . . . . Le sûr-mesure est son credo. Les prix restent pourtant raisonnables : entre 3.500 et 15.000 F. Si les mariées forment l’essentiel de sa clientèle, ses créations sont pensées comme des robes du soir et sortent des critères préétablis. Il garde une grande iberté dans son travail, tout en s’adaptant à la personnalité et aux désirs de ses clientes. Sa plus grande récompense : avoir habillé des mannequins, habituées des griffes et des défilés, pour leur propre mariage.

Michel Bonzi, passionné et perfectionniste, crée également des tailleurs raffinés, toujours avec des finitions couture. Aujourd’hui, il cherche à étendre son réseau vers des boutiques, pour diffuser des petites séries.

H.L

Femina Hebdo – 25 octobre 1997 N°47

Les bons plans de MICHEL BONZI

Acheter des fleurs, du chocolat, choisir un cadeau original, boire un verre ou s’offrir un bon dîner…. Ce jeune et talentueux créateur de mode nous ouvre son carnet d’adresses.

Il appartient à la jeune génération des créateurs de mode marseillais. Il a crée la Boutique (9, rue Beauvau, tél. : 04 91 55 57 21), haut lieu de la mode, où sont vendues robes du soir et robes de mariée haut de gamme, sur mesure, façon haute couture (de 7 à 12.000 francs).

Quand il ne travaille pas à la création d’une pièce originale, Michel Bonzi adore passer ses week-ends dans les Alpes-de-Haute-Provence. « Parce que l’ancrage familial y est important et pour toutes les promenades que réserve ce coin de Provence, en particulier dans la vallée du Jabron à L’automne ». Il déjeune alors à la Bonne Etape (à Château-Arnoux, tél. : 04 92 64 00 09). « l’une des meilleures tables de la région, précise-t-il, et mon plus gros coup de cœur ».

Quand il veut acheter des chocolats, il va à Peyruis chez Manon (tél. : 04 92 68 0013). Il aime aussi offrir « les merveilleux produits de toilette aux senteurs de Provence » de la société locale l’Othantique, fabriqués à Chateauneuf-Val-Saint-Donat (tél. : 04 92 62 49 02)

Michel Bonzi consulte son carnet d’adresses marseillais : « je vais souvent acheter des denrées régionales au vieux Panier ou y déjeuner (rue du Panier), et lorsque je prépare un défilé, je passe voir le coiffeur Christian Noyes (26, cours Lieutaud, tél. : 04 91 55 64 64). Il est le seul à comprendre exactement ce que je veux, il sait sublimer un visage… »

Les fleurs, il les achète au marché des capucins, tout simplement, ou sur les allées Léon-Gambetta.

L’heure de l’apéro, il la passe souvent au New-York (33, quai des belges. : 04 91 33 91 79) ou au bar du soleil (3 bis, quai des Belges tél. : 04 91 55 55 89).

Pour un petit cadeau improvisé, Michel Bonzi se fournit chez Dominique Brun (tél. : 04 91 83 27 96), un artisan qui travaille le plâtre et crée des anges, des miroirs, des fruits plus vrais que nature.

Les calanques, il les pratique toute l’année, comme les plages de Hyères à Saint-Tropez, où il dîne au Caprice des Deux (21, rue du Portail-neuf, tél. : 04 94 97 76 78), »un restaurant branché où on mange bien ». Et lorsqu’une escapade le conduit jusqu’à Bormes-les-Mimosas, c’est au Grand Hôtel qu’il descend (167, route Baguier, tél. :04 94 71 23 72).

Olga Bibiloni

Le Méridional – 24 mars 1996

MODE : Le printemps des couturiers marseillais

Ils étaient six, dans les salons de l’espace mode Méditerranée, pour présenter quelques modèles de leurs nouvelles collections…

Michel bonzi a résolument choisi le glamour avec des ensembles courts en organza ou de longs fourreaux accompagnés de plumes ou parés de manches qui rappellent les gants de Gilda…. Ses robes à taille haute ont un petit côté années 60 et il n’hésite pas à remonter plus loin encore dans le temps avec une robe de grand soir à crinoline et bustier corselet lacé.

Michèle TADDEI

Le Provençal – Dimanche 11 décembre 1994

LE PARCOURS D’UN CREATEUR DE MANOSQUE A MARSEILLE

 

« Michel Bonzi, autodidacte au pays de la mode »

 

Ses robes de mariée sont sublimes, ses tailleurs en lainage de soie impeccables et son envie de découvrir nouvelles et précieux tissus intacte. Sa griffe « Persiste et Signe » existe depuis 1986

Cela ne fait aucun doute, Michel Bonzi est un artisan qui flirte au quotidien avec une perpétuelle quête de perfection. Ce garçon de 34 ans a le regard qui s’allume lorsqu’il parle de riches brocarts et de sombres taffetas. Il a créer sa griffe en 1986.

Depuis « Persiste et Signe » est devenue l’une des valeurs sures des « entreprises » qui vivent dans la mouvance de l’Espace Mode Méditerranée.

« Je suis de l’un de ceux qui arrivent «  à tenir » depuis la naissance de l’institut » confie t-il.

Pourtant rien n’aurait pu laisser croire que le jeune Michel deviendrait un brillant élément de la mode méditerranéenne. Rien sauf peut être sa folle envie de créer :

«  je n’étais pas spécialement intéressé par les vêtements mais je les ai pourtant toujours beaucoup aimés  « 

Alors qu’il voulait initialement fréquenter les Beaux-Arts, après son bac , Michel Bonzi s’est dirigé vers une école de chimie puis un BTS Comptabilité. Il vivait alors dans les Alpes de Haute Provence.

Mais l’appel du dé à coudre a été plus fort que celui des chiffres trop sagement alignés sur des feuilles blanches et Michel a décidé de créer sa société.

«  J’ai d’abord fait appel à une couturière puis, pour des raisons de coût, j’ai décidé de commencer à coudre moi-même », rapporte-t-il.

Du matin au soir

Avoir toujours en tête la finalité de ce qu’il souhaite créer, l’un des talents de Michel Bonzi. Un talent qui s’est révélé lorsqu’il taillait sans patron dans un tissu devant l’œil perplexe de sa mère et parvenait à obtenir exactement ce qu’il voulait.

Stricts tailleurs de jour en lainage de soie, robes du soir, robes de mariée personnalisées avec un petit paletot coordonné au col composé de fragiles roses de soie pâle, Michel Bonzi s’efforce d’habiller les femmes du matin au soir. « ma source d’inspiration ? Le quotidien, tout simplement ».

Dans le vaste atelier abrité dans son appartement, Michel Bonzi nz compte pas les heures et collectionne les étoffes. Là, il reçoit également ses clientes pour lesquelles il « travaille » uniquement sur mesure et à la commande.

Autodidacte au pays de la mode, Michel Bonzi a décider de quitter les Alpes de Haute Provence pour venir s’installer à Marseille au mois de septembre dernier.

De là, il le souhaite et le mérite, il pourra rayonner sur toute la région.

 

Olga BIBILONI  

Contacts de Michel Bonzi :  Tél .91.48.22.30 ,  Fax . 91.48.21.97

 

Portée par la très belle Vany, une robe du soir noire éclairée par un large nœud rose fuchsia. Sur le mannequin, une autre robe de soir blanche, très « Cendrillon », au bustier sage mais au jupon parsemé d’étoiles. Le tout signé Michel Bonzi. (Photo Thierry Garro)

Cote Marseille Provence – mars 2000 N°58

MICHEL BONZI – Sous le sceau du rêve

Héritier d’une longue lignée de couturiers, cet enfants des Alpes-de-Haute-Provence aura pourtant hésité longtemps entre des voies différentes. Formé à l’école des Beaux-Arts, il bascule finalement, en 1986, dans l’art irrésistible de l’apparat. Aujourd’hui, tout élégante rêve de porter les tailleurs, robes du soir ou tenues de cérémonies de ce designer original installé face à l’Opéra. La mode marseillaise ne jure que par son nom et le style impeccable de son atelier, où des couturières aux doigts de fées prêtent vie aux rêves les plus secrets. Sous sa griffe, l’été 2000 s’annonce plus féminin que jamais : du grand art décliné façon mousseline, crêpe ou organza, éclairé par la douceur des tons pastel.

Témoins de son goût des belles matières, ses combinaisons pantalons au touché satin de soie se terminent en bretelles-bijoux d’une finesse adorable. Loin du classique établi, les jeunes mariées s’épanouissent dans des robes pailletées, tour à tour évanescentes et gonflées. Un style très couture, sans ostentation, arborant de jolies coupes et des finitions parfaites.

La Marseillaise – Jeudi 9 Juillet 1992

«  Michel Bonzi lauréat du concours Jeunes Créateurs »

Dans quelques années, lorsque Michel Bonzi sera célèbre, peut-être dira t-il que tout est parti de Marseille. Notamment du cadre inaugural de l’Escale Borély, lors d’un défilé de mode parrainé par des commerçants.

Michel Bonzi est le lauréat de ce concours, catégorie «jeunes créateurs ». Il a remporté le premier prix pour la création d’une robe de mariée en satin, organza et pierres de cristal. Puis Marc Réal Tavernier pour sa collection de maillots, suivis de Trotte Menu et de Ni Une, Ni deux.

Dans la catégorie « Jeunes Espoirs », tous les élèves de l’école Sup de Mode dirigée par Nicole Thuillier.

Coup de coeur Magazine – Avril 1990 N°15

ET PUIS…
ET PUIS…
ET PUIS…

Surtout ne pas omettre de citer les créateurs installés autour de Marseille comme Michel BONZI, ce styliste de talent qui sait si bien créer des robes du soir de star pour vedette d’une nuit inoubliable. Là, sous la marque PERSISTE ET SIGNE, Michel BONZI à ce « je ne sais quoi d’idéal » pour imaginer les robes les plus « glamours » des années 90 !…

Coups de coeur Magazine – Décembre 1990 N°20

Défilé Michel Bonzi à Manosque

Une fois encore Michel BONZI nous a fait passer une soirée de rêve en nous présentant sa collection d’Hiver. La beauté et la grâce de ses modèles valaient bien le déplacement. Une mode féminine, tout en charme et élégance et surtout des robes de soirées à rendre Cendrillon jalouse ! Mais Michel BONZI pense aussi aux hommes, en leur donnant un look très sexy. Il faut dire que le charme qui se dégage de cette collection est aussi le reflet de celui qui existe dans le personnage même de ce créateur.

 

 

Le Provençal – Dimanche 17 Mai 1987 – n° 15272

« Deux jeunes stylistes inspirés »

 

Séduisants, jeunes et déterminés, deux nouveaux stylistes provençaux viennent de présenter chacun leur première collection. Pour Patrick Murru , qui a déjà fait ses preuves depuis trois ans, c’était à Paris, et hier, à Marseille, à la nuit Bleue de la vieille Charité. Pour Michel BONZI , encore inconnu, c’était à Château-Arnoux.

Ils ont du talent, de la personnalité, le , le même goût pour les textures modernes. Ils évitent ainsi les coutures d’aisance, et créent une autre architecture du vêtement, qui gagne en tenue, en « plombant », en relief, en ampleur, en confort enfin. Le « strech », à travers de nouvelles formes, amples ou moulantes devient dans la mode, et au-delà de la mode, non plus une matière d’avant-garde, mais une matière d’urgence des plus brillantes.

. Patrick Murru : 91.55.58.08

. Michel Bonzi : 92.64.44.74 et 92.64.38.77

 

                                    MICHEL  BONZI

«  L’heure exquise du passé retrouvé »

Dans son petit atelier de Château-Arnoux-Saint-Auban, Michel Bonzi aimerait également qu’on lui passe des ordres. Sa ligne de visée : le panorama que l’on aperçoit par la fenêtre, toute la vallée de la Durance et bien au-delà. Il a fait un pari insensé : présenter un nom « Persiste et Signe » et une collection, robe de mariée inattendue à l’appui. Son jardin secret, une élégance digne du «  Bal du comte d’Orgel » ou de Gatsby-le-Magnifique. Robes de vamp, en strech, avec nœud immense ou écharpe à la Isadora Duncan, collerette de tulle ou volants de mousseline. Spencers et robes bustier en shantung de soie. Combinaisons mixtes amusantes avec effet blouson. Pour hommes, vestes coloniales en queue de pie, sarrouels bien étudiés, montés sur plis. Ensemble d’été avec manteau, en viscose bleue. Costumes en coton damassé. Des prototypes qui ont une belle finition. Beaucoup d’imagination.

 

        B.V

 

Marie France – Juillet 1989

LA MODE DANS TOUS SES ETATS

La mode défilait en grandes pompes le 22 juin dernier aux Réganeous à l’occasion de la remise des trophées de la mode Marie-France. Au programme, quatre jeunes créateurs bourrés de talent et d’originalité : Anne Guizard, la nîmoise, Gilles et Eric Vidal, et Michel Bonzi, tous trois à Marseille.

Michel Bonzi, de « Persiste et Signe » adore les femmes ! Il nous veut sublimes, tout simplement et s’ingénie à mettre le corps féminin en valeur : « J’aime que l’on retienne sa respiration lorsqu’une femme apparaît, que l’on ne puisse plus détacher son regard d’elle ». Des modèles très percutants et très personnels que l’on ne risque pas d’oublier !

Marianne KOTTENHOFF